La coïncidence des calendriers suscite la polémique. Un rassemblement en hommage à Quentin Deranque, militant nationaliste tué à Lyon, doit se tenir samedi après-midi place de la Liberté à Brest. La manifestation a été autorisée par la préfecture du Finistère.

Mais au même moment, l’association Iroise Ukraine avait prévu un rassemblement de soutien à l’Ukraine au même endroit. Face à la situation, l’association a décidé de décaler son événement.

Son président, Quentin Gélès, estime qu’une coexistence des deux rassemblements était impossible. « Nous ne pouvons pas faire cohabiter une manifestation de soutien à l’Ukraine avec un rassemblement d’extrême droite », explique-t-il.

Il évoque notamment la présence annoncée d’Emmanuelle Nouyou, membre du parti Reconquête fondé par Éric Zemmour. Selon lui, la ligne politique du parti, régulièrement accusé de complaisance envers la Russie, rendrait la cohabitation « particulièrement tendue ».

« Imaginez : une manifestation pour l’Ukraine, un rassemblement d’extrême droite accusé d’être pro-russe, et possiblement un contre-rassemblement antifasciste… », souligne-t-il. La venue envisagée de François Hollande au rassemblement de soutien à l’Ukraine ajoute encore à la dimension politique de l’événement.

Dans ce contexte, une manifestation « antifasciste » annoncée la veille a été interdite par la préfecture du Finistère, qui redoute des troubles à l’ordre public.

Pour les organisateurs d’Iroise Ukraine, l’objectif reste centré sur le soutien aux réfugiés et au peuple ukrainien. « C’est un moment important pour des réfugiés de guerre. Nous ne voulons pas que cela se transforme en confrontation politique », insiste Quentin Gélès.

La journée de samedi s’annonce donc sous haute vigilance à Brest.

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