À Brest, près de 4 000 personnes ont battu le pavé ce 1er Mai dans une mobilisation à la fois festive et résolument combative. Dès les premiers instants, la chorale Peuple et Chanson a donné le ton en reprenant Chiffon rouge de Michel Fugain et Bella Ciao, hymnes de lutte repris par une foule déterminée.

Dans les rangs du cortège, syndicats et forces politiques de gauche affichaient une unité rare. L’intersyndicale CGT, CFDT, FO, FSU, UNSA, Solidaires et Union Pirate — a martelé un mot d’ordre clair : « Touche jamais à mon 1er-Mai ».

Car derrière la mobilisation, une inquiétude grandit. La volonté du gouvernement, porté par Emmanuel Macron, de remettre en cause le caractère férié et chômé de cette journée symbolique est perçue comme une attaque directe contre un acquis historique du monde du travail.

Pour beaucoup, il ne s’agit pas d’un simple ajustement, mais d’un recul social. « Dans 140 pays, le 1er Mai n’est pas attaqué. Il a fallu attendre Emmanuel Macron pour s’en prendre frontalement à ce symbole de lutte des travailleurs », a dénoncé le député Pierre-Yves Cadalen.

Dans les rues de Brest, le message était limpide : pas question de céder sur une journée qui incarne, depuis plus d’un siècle, les combats pour les droits sociaux. Au-delà de la fête, ce 1er Mai prend ainsi des allures de mise en garde.

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