Malgré l’interdiction des manifestations dans les centres-villes de Brest et de Quimper, la mobilisation se poursuit ce samedi 24 octobre dans le Finistère. À Brest, des milliers de personnes ont défilé sous la pluie, tandis qu’à Morlaix, des manifestants ont investi les voies ferrées pour protester contre les restrictions imposées par la préfecture.
À Brest, au moins 10 000 personnes ont bravé l’interdiction de manifester et défilé dans le calme, sous une pluie persistante. Tout au long du rassemblement, les manifestants ont scandé « Macron démission », témoignant de la détermination des participants.
La situation s’est toutefois tendue à proximité de la mairie, où des manifestants ont tenté de franchir un barrage des forces de l’ordre. Les premières grenades lacrymogènes ont alors été lancées en direction du rassemblement.
À Morlaix, la contestation gagne les voies ferrées

À Morlaix, l’interdiction de circuler dans le centre-ville a également suscité la colère des manifestants. En réaction à ces restrictions, certains ont envahi les voies ferrées, provoquant d’importants retards dans le trafic ferroviaire, pouvant dépasser trois heures.
Dans un communiqué, le Parti communiste français (PCF) du Pays de Morlaix dénonce fermement l’arrêté pris par le préfet du Finistère. Le parti conteste une décision visant à interdire les manifestations à Morlaix à l’occasion de cette nouvelle journée de mobilisation du 24 octobre.
Malgré les interdictions préfectorales, la contestation reste donc bien présente dans le Finistère, entre rassemblements de rue et actions de protestation. La journée illustre la détermination des manifestants à faire entendre leurs revendications, malgré les restrictions imposées par les autorités.