Le maire de Concarneau, Quentin Le Gaillard, a été mis en examen vendredi 18 septembre pour viol et agression sexuelle, a annoncé le parquet de Brest. L’élu de 28 ans, qui conteste les faits qui lui sont reprochés, a été placé sous contrôle judiciaire strict. Une information judiciaire a été ouverte afin de poursuivre les investigations.
Les faits dénoncés par une femme majeure se seraient produits avant l’élection de Quentin Le Gaillard à la mairie de Concarneau, alors qu’il était encore candidat aux élections municipales. L’élu, proche de Maël de Calan, président du conseil départemental du Finistère dont il est le chef de cabinet, nie les accusations portées contre lui.

Une enquête ouverte en janvier
Une première enquête avait été ouverte le 29 janvier par le parquet de Quimper, alors que Quentin Le Gaillard était encore candidat à la mairie. Dans le cadre de cette procédure, il avait été placé en garde à vue une première fois en juin.
De nouvelles vérifications et des éléments complémentaires recueillis au cours des investigations ont conduit les autorités à reprendre cette mesure jeudi 17 septembre. Le dossier a alors été transmis au parquet de Brest, compétent au titre du pôle criminel du Finistère.
À l’issue de sa garde à vue, vendredi, le maire a été présenté au parquet de Brest. Une information judiciaire a été ouverte pour viol et agression sexuelle. Quentin Le Gaillard a ensuite été mis en examen pour ces deux chefs et placé sous contrôle judiciaire.
Des mesures d’interdiction de contact
Le contrôle judiciaire auquel l’élu est soumis comporte notamment un suivi ainsi que des interdictions de contact avec la plaignante. Il lui est également interdit de se rendre au domicile de cette dernière.
Le parquet précise que les investigations se poursuivent. À ce stade de la procédure, la mise en examen constitue une étape judiciaire et ne préjuge pas de la culpabilité de l’intéressé.
Le maire avait dénoncé une plainte « mensongère »
En juillet, après la révélation de l’existence de la plainte, Quentin Le Gaillard avait publiquement contesté les accusations. Il avait alors dénoncé une « volonté évidente de le salir » et qualifié la plainte d’« aussi invraisemblable que mensongère ».
L’élu avait également affirmé n’avoir rencontré la plaignante qu’une seule fois, en janvier. Selon sa version des faits, cette rencontre s’était limitée à « un baiser sans lendemain ».
La procédure judiciaire se poursuit désormais sous la conduite d’un juge d’instruction.